
Parésie et douleurs neurologiques, comment les soulager ?
Vous-même, votre enfant ou l’un de vos proches est porteur d’une parésie ? Cette pathologie est reconnue comme maladie invalidante par la MDPH. De nombreux objectifs de rééducation sont réalisables avec l’aide du cheval. Dans cet article, je vous propose d’en savoir plus sur cette thématique et de découvrir comment l’hippothérapie peut soulager les douleurs neurologiques, en complément à un traitement classique.
Qu'est-ce que la parésie ?
La définition
Le terme « parésie » trouve ses origines dans le grec, avec « paresis », signifiant « relâchement ». Elle se manifeste par une perte partielle des capacités motrices sur une ou plusieurs parties du corps, de manière transitoire ou permanente. Cela entraîne une limitation des mouvements, une diminution de la force musculaire ou des douleurs. Ce trouble peut affecter les jambes, les mains, les bras ou même le visage !
On parle de « paraparésie » quand les deux membres inférieurs sont touchés, de « tétraparésie » pour les quatre membres et d’« hémiparésie » lorsque la moitié gauche ou droite du corps est impactée.
Les symptômes
La parésie entraîne une gêne à la préhension et/ou à la marche, mais sans disparition de la sensibilité et de la motricité des membres atteints.Elle peut aussi provoquer des contractures musculaires involontaires, souvent douloureuses !
Les symptômes varient : ils peuvent inclure des difficultés à effectuer des mouvements simples, une maladresse générale ou une perte de la capacité à tenir des objets.
Cette pathologie peut également occasionner une faiblesse de groupes musculaires plus spécifiques. En conséquence, peuvent survenir :
- une déficience de la motricité oculaire (vision floue),
- un trouble de la parole,
- des problèmes à la déglutition (dysphagie),
- une insuffisance respiratoire.
Enfin, les personnes atteintes de parésie peuvent présenter des troubles de la sensibilité qui se traduisent par une impression d’être anesthésié ou par des fourmillements.
Quelles sont les causes de la parésie ?
La parésie peut survenir de manière progressive ou brutale.
Par exemple, un accident vasculaire cérébral (AVC), un traumatisme crânien ou une amputation entraîneront la parésie de façon soudaine. Certains enfants naissent également avec ce trouble.
D’autres maladies pourront engendrer une apparition évolutive des symptômes, comme, par exemples, celles :
- du cerveau (sclérose en plaques, tumeurs, lésions médullaires…),
- de la moelle épinière,
- des nerfs périphériques,
- des muscles.
Comment soulager les douleurs neurologiques de la parésie avec l'hippothérapie ?
Ces conditions exigent un travail spécifique pour améliorer l’équilibre, la coordination, le schéma de marche, l’inhibition de la spasticité et l’augmentation des réflexes posturaux.
Le principe de l'hippothérapie
L’hippothérapie repose sur l’utilisation du mouvement tridimensionnel du cheval pour stimuler et influencer positivement le système neuromusculaire du patient.
Le simple fait de monter à cheval sollicite diverses parties du corps, améliorant l’équilibre, la coordination, et favorisant un schéma de marche plus fluide.
Comment l'hippothérapie aide à traiter les troubles neuromoteurs ?
L’hippothérapie offre un environnement unique où l’activité du cheval stimule les mouvements naturels du corps humain, incitant ainsi des réponses motrices spécifiques. Cette thérapie peut aider à fortifier les muscles, à améliorer la posture, et à favoriser la coordination.
De plus, l’interaction avec l’animal peut avoir des effets positifs sur le plan émotionnel, renforçant la motivation et l’estime de soi du patient.
Mon travail pour vous soulager des douleurs liées à la parésie
Pendant la première séance, je réalise une évaluation initiale pour déterminer les objectifs thérapeutiques et le programme des exercices.
Lors des différentes séquences de travail, je planifie différentes activités en modulant le mouvement du cheval et en proposant au patient d’adopter différentes postures. Je travaille beaucoup avec des parcours pour travailler l'équilibre ainsi que la motricité.
Ma seule limite ? Je ne suis pas équipée pour accueillir les personnes en fauteuil roulant.
En conclusion, l’hippothérapie est un accompagnement prometteur pour les problèmes neuromoteurs et locomoteurs, les douleurs neurologiques et la parésie.
Je suis convaincue qu'en combinant les bienfaits du mouvement équin avec une rééducation classique, cette thérapie peut réellement améliorer la qualité de vie des personnes touchées.
Vous avez aimé l'article ? Partagez-le sur Facebook.


